Batu’Capoiera au Brésil en film
Les troupes BatukaVI et Abada Capoeira, au musée de Grenoble, pour la soirée de restitution. Au centre, Willy, de la BatukaVI, Bananeira, d'Abada Capoiera, en compagnie du maire de Grenoble Eric Piolle et de Daniel Cohn-Bendit, Vert de passage. (photo : BB, Le Crieur de la Villeneuve)

À l’occasion de la sortie du documentaire Jouer pour une autre image, de Flore Viénot, retour sur le voyage de la BatukaVI et d’Abada-Capoeira au Brésil, au moment des Jeux olympiques de Rio de Janeiro, à l’été 2016.

Vendredi 2 décembre, sur la scène de l’auditorium du musée de Grenoble, les troupes de la BatukaVI et d’Abada-Capoiera enchaînent les anecdotes sur leur voyage au Brésil.

À l’été 2016, à l’occasion des Jeux olympiques de Rio de Janeiro, 25 jeunes de la Villeneuve et du quartier Îles-de-Mars à Pont-de-Claix sont partis au Brésil cinq semaines présenter leur spectacle commun, Batu’Capoiera. En mêlant leurs passions de la capoeira et de la batucada, ils sont partis à la rencontre des jeunes des quartiers de Barra Mansa et de Rio de Janeiro.

La soirée a aussi été l’occasion de diffuser en avant-première le film Jouer pour une autre image, de la journaliste Flore Viénot, qui a suivi les enfants au Brésil. Flore Viénot est la coréalisatrice du film Villeneuve, l’utopie malgré tout, diffusé en octobre 2015.

Dans ce documentaire du Brésil, Bananeira, le professeur de Capoeira, explique le but des deux associations et l’alliance entre les deux groupes : « L’intégration sociale et la valorisation de l’image du quartier. On s’est aperçu que, pas seulement au Brésil mais aussi en France et dans d’autres pays d’Europe, il y a des problèmes sociaux, de drogue, les enfants qui ne veulent pas étudier qui se retrouvent démunis à traîner dans le quartier. À ceux-là, on leur offre une passerelle pour se transformer au Brésil. On appelle ça « un petit avion pour les trafiquants ». Ils doivent être responsables, ils doivent obtenir des bonnes notes à l’école. Ceux qui ont quitté l’école on les pousse à y retourner. »

Le spectateur se régale avec la spontanéité des passants. Une scène montre un artiste qui interpelle les jeunes en leurs disant : « Bravo, vous avez super bien joué ! », avant de sortir son xylophone. Un partage de sons.

En allant à Santa Marta, une favela de Rio, pour jouer avec d’autre enfants, un gamin raconte : « Quand on joue, les gens nous écoutent, dansent et ça nous donne encore plus envie de jouer. » Un autre ajoute : « Ce que je ressens quand je joue ? De l’émotion, de la joie, de l’énergie! Ça me fait oublier les mauvais moments et me souvenir des bons moments. »

En jouant au « Club France », les enfants de la BatukaVI rencontrent même François Hollande, président de la République, qui déclare : « Bravo, bonne image. »