Les projets pour Lucie
L'ancien bâtiment du collège Lucie Aubrac, à la Villeneuve, avant qu'il ne brûle en juin 2017. (photo : BB, Le Crieur de la Villeneuve)

Du 18 au 22 septembre, une cinquantaine d’étudiants en architecture et en urbanisme ont mené une réflexion sur la reconstruction du collège Lucie Aubrac, incendié le 11 juin. Ils ont rencontré les parents d’ élèves et les collégiens pour une première base de discussion.

En ce mois de rentrée, la réhabilitation du collège Lucie Aubrac a été au centre de toutes les attentions. Lundi 11 septembre s’est tenue la première réunion de concertation pour décider de l’avenir de l’ établissement. Des représentants du département, du rectorat, du collège, les parents d’ élèves, quelques collégiens et des associations du quartier ont tracé les grandes lignes du questionnaire qui sera adressé aux habitants de Villeneuve.

Quatre thèmes seront soumis à leur avis : la localisation du collège, son accessibilité, son équipement ainsi que sa sécurité. Le questionnaire devrait être diffusé à la fin du mois d’ octobre. En parallèle, les élèves de l’ école d’ architecture de
Grenoble et de l’UFR Institut d’urbanisme et de géographie alpine se sont penchés sur le sujet. « C’est une petite session d’ une semaine durant laquelle les étudiants vont aborder la question de la participation et de l’ expertise citoyenne dans les projets d’aménagement », détaille Federica Gatta, enseignante-chercheuse à l’IUGA.

Tables rondes, balades dans le quartier et restitution étaient au programme pour ces étudiants en deuxième année de master. Un moyen pour les futurs diplômés de se confronter au terrain. Aliénor, étudiante en architecture, ne comprend pas pourquoi l’ école n’ est pas plus tournée vers Villeneuve. « Après la concertation avec les parents et les associations du quartier, on se rend compte de l’ organisation dont ils font preuve et c’ est frustrant pour nous de n’être là qu’une semaine. On aurait aimé s’investir d’avantage », regrette-elle.

Même si le travail des étudiants n’a pas vocation à apporter des réponses, le but est de lancer le débat et de poser les bases de ce grand chantier à venir. Une fois les questionnaires analysés, la solution retenue sera annoncée en mars 2018.